The infinite fresco

Oil on canvas

100/100

100/120

Since 2020

La fresque infinie est une composition humaine sur des toiles de format 100/100 ou 100/120. Chaque toile se prolonge sur la suivante lorsqu’elles sont juxtaposées de gauche à droite.

Elle a été commencée en 2020 et se prolongera, ne trouvant pas de fin.

L’histoire se tisse au fil du temps. Le sens se construit en dépend des juxtapositions.

 

Dans un contexte sémiologique, nous parlerions d’une réduction de la polysémie (plusieurs sens). Une tasse de café  vide sur une table a un sens large. Elle signifie qu’une personne vient de boire un café. Une serviette et quelques miettes à côté de la tasse signifie que cette personne viens de manger quelque chose avec son café, un étui à lunette rose posé à côté de la tasse et de la serviette signifie que cette personne est une femme et s’il y a du rouge à lèvre

sur la serviette que cette femme est coquette.

Ici, un visage de femme seul signifie par exemple l’évasion, le rêve. Ce même visage à côté d’un autre visage qui regarde vers le bas et qui semble tourmenté change le sens de ce 1er visage qui signifiera alors la tristesse. Un visage qui rit signifie la joie, le même visage juxtaposé à un visage qui pleure signifie que cette première personne se moque de la seconde.

 

Chaque personnes qui possèdera une pièce de cette fresque fera partie d’une histoire.

Au fur et à mesure, la pièce manquante sera alors remplacée par une nouvelle pièce, nouvelles personnes, nouvelles expressions, nouvelle posture, mais toujours reliée aux autres

Dans quelques années elle sera beaucoup plus longue et pourra courir autour d’une salle entière, recouvrant les mur.

 

Cette fresque est un inventaire sans limite des états d’âme du genre humain et des relations entre eux. Elle évoque également l’incohérence des émotions et les vicissitudes de l’existence humaine.

 

La lumière, venant de la gauche, met en lumière les visages en creusant les traits et en accentuant les expressions.

Elle glisse parfois timidement entre les corps privilégiant et précisant telle expressivité.

 

Les petites toiles noires évoquent les Tronies de Rubens. Ce sont des études qui permettent de composer par la suite des scénes entières.

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The infinite fresco is a human composition on 100/100 or 100/120 canvases. Each canvas extends into the next when juxtaposed from left to right.

It was started in 2020 and will continue, finding no end.

The story is woven over time. Meaning is constructed depending on the juxtapositions.

 

In a semiological context, we would speak of a reduction of polysemy (several meanings). An empty coffee cup on a table has a broad meaning. It means that a person has just had a coffee. A napkin and some crumbs next to the cup means that this person has just eaten something with his coffee, a pink glasses case next to the cup and the napkin means that this person is a woman and if there is lipstick

on the napkin means that the woman is flirtatious.

Here, a woman's face alone means, for example, escape, dream. This same face next to another face that looks down and seems tormented changes the meaning of the first face, which will then mean sadness. A laughing face means joy, the same face juxtaposed with a crying face means that the first person is laughing at the second.

 

Each person who owns a piece of this mural will be part of a story.

As time goes by, the missing piece will be replaced by a new one, new people, new expressions, new posture, but always connected to the others.

In a few years it will be much longer and may run around an entire room, covering the walls.

 

This fresco is a limitless inventory of the moods of the human race and the relationships between them. It also evokes the incoherence of emotions and the vicissitudes of human existence.

 

The light, coming from the left, highlights the faces by deepening the features and accentuating the expressions.

It sometimes slides timidly between the bodies, favouring and specifying a particular expressiveness.

 

The small black canvases evoke Rubens' Tronies. They are studies that allow her to compose entire scenes later on.